Par Michel Odent
De façon inattendue et mystérieuse, les taux de fécondité diminuent brutalement à l’échelle mondiale et, en raison de l’accouchement « moderne et socialisé », on peut classer l’humanité parmi les espèces en voie de disparition !
Michel Odent explore différentes pistes pour comprendre ce phénomène : la chute du nombre d’enfant par femme dans les pays à taux de césariennes élevés, la médecine de reproduction qui neutralise les lois de la sélection naturelle, la baisse de diversité de microbes familiaux liés aux lieux de naissance, et également les « hormones de l’amour » devenues superflues dans la période critique qui entoure la naissance.
Dans un contexte scientifique renouvelé, il est théoriquement possible de redécouvrir les besoins de base des femmes qui enfantent. Mais cela conduirait à désocialiser la naissance… et à entrer dans l’utopie. Quelle est la distance entre le domaine de l’utopie et le domaine du possible pour sauver l’humanité ?
Biographie de l'auteur :
Michel Odent, responsable des services de chirurgie et de maternité à Pithiviers de 1962 à 1985, a fondé à Londres le Primal Health Research Centre et créé la banque de données de recherche en santé primale ainsi que le site internet wombecology.com présentant l'écologie pré- et périnatale comme la forme la plus vitale d'écologie humaine. Conférencier, auteur d'articles scientifiques, notamment du premier article sur les piscines d'accouchement (Lancet, 1983) et du premier article sur l'initiation de l'allaitement dans l'heure qui suit la naissance, il a écrit seize livres traduits en plus de vingt langues.